Résilier sa Box Internet pour changer d’opérateur, comment s’y faire ?

Résilier sa Box Internet pour changer d’opérateur, comment s’y faire ?

Pour beaucoup d’abonnés, rompre le contrat sur sa box Internet paraît fastidieux et relève du parcours du combattant avec le flou qu’ils estiment entourer la relation entre consommateurs et fournisseurs d’accès Internet (FAI). En fait, ce n’est pas aussi compliqué que ça, mais plutôt une question de bon sens.

En plus des réglementations qui protègent les consommateurs, quelques étapes essentielles à passer, comme étudier les offres Internet des concurrents, vérifier l’éligibilité de votre logement à un nouvel abonnement et réévaluer les conditions de résiliation de sa box actuelle à son avantage pour changer d’opérateur Internet en toute tranquillité.

Portabilité de numéro : changer facilement de FAI

À l’instar des opérateurs de téléphonie mobile, la portabilité du numéro vous permet également de changer de fournisseur (lien vers l’article changer d’opérateur sans se ruiner) Internet facilement. En effet, quand vous procédez à souscrire une nouvelle offre Internet, privilégiez la portabilité de numéro chez le nouveau FAI.

Tout ce que vous avez à faire est de communiquer votre code RIO, en composant le 3179, à votre nouvel opérateur Internet qui vous épargnera les démarches de la résiliation avec l’ancien fournisseur, tout en conservant le même numéro de téléphone fixe. 

Changement d’opérateur : Vérifier votre éligibilité pour souscrire une nouvelle offre Internet

Des offres diversifiées de forfaits Internet existent sur le marché. Prenez le temps de comparer les offres box, faire le tri et souscrire à l’abonnement Internet qui correspond le mieux à vos besoins. En outre, pensez à tester l’éligibilité de votre logement, que ce soit votre domicile actuel ou celui auquel vous emménagez, avec l’offre Internet sélectionnée

Prévoyez des frais de résiliation à votre ancien fournisseur de box Internet

Avant de procéder à la résiliation de votre box Internet, il est judicieux de souscrire un nouvel abonnement Internet, afin d’éviter de se retrouver sans Internet (lien vers l’article : conseils pour éviter de se retrouver sans Internet lors de son emménagement).

Sauf si votre contrat Internet actuel est libre de tout engagement, des démarches à suivre sont nécessaires pour s’en séparer :

  • Vous devez vous acquitter des frais de résiliation en cas de changement d’opérateur ; si vous résiliez un engagement d’une année, vous paierez les mois restants de votre abonnement, si l’engagement est de 24 mois, vous payerez 25% de la somme des mensualités restantes sur la deuxième année.
  • Il faut prévoir, également, des frais possibles pour le renvoi des équipements de l’ancien fournisseur d’Internet.
  • Pour vous décharger de votre abonnement box Internet en bonne et due forme, adressez une lettre de résiliation recommandée à votre opérateur pour vous informer des modalités à suivre. 
  • Lors du changement de fournisseur d’accès Internet, renseignez-vous si votre nouvel opérateur propose une option de remboursement de résiliation d’abonnement Internet. Effectivement, certains FAI proposent une prime de remboursement jusqu’à 100 €. 

N’hésitez pas à consulter notre comparateur, vous trouverez de nombreuses offres de box Internet qui couvrent différents besoins, proposant chacune divers packs de services Internet.

Chronologie des médias : nouvel accord sur la diffusion des films sur les plateformes de streaming

Chronologie des médias : nouvel accord sur la diffusion des films sur les plateformes de streaming

Le principe de la chronologie des médias était pensé pour protéger les productions cinématographiques. Ce dispositif régit notamment, les délais d’exploitation des films sur les supports médias et les plateformes de streaming après leur sortie en salle de cinéma. La chronologie des médias n’a pas connu de grands changements depuis les années 60, jusqu’au début de 2022 où un nouvel accord a été signé entre le cinéma français et les principaux médias audiovisuels présents sur la scène médiatique française.

Le délai de diffusion des films se réduit à moitié pour les plateformes SVoD

Cette nouvelle est le fruit des négociations menées par les plateformes de streaming, notamment les SVoD américaines, le centre national du cinéma (CNC) et l’Etat français. L’accord porte sur la réduction des délais de diffusion des films en streaming après leur projection sur grand écran en salle.

Les plateformes de streaming américaines sont de la partie et obtiennent une diminution de deux fois moins de temps que l’ancienne close qui était de 36 mois pour la reprise des films en streaming. Effectivement, Amazon Prime Video, Apple TV+ et Disney+ peuvent exploiter et diffuser les films sur leurs plateformes SVoD après 17 mois de la sortie en salle.

Une exception décrochée par Netflix qui arrive à négocier un accord bilatéral avec les institutions françaises du cinéma et ainsi obtenir 15 mois de délai sur le principe de la chronologie des médias. En contrepartie, Netflix s’engage à produire 10 films par an, représentant environ 40 millions d’investissement.  

Exceptions pour les diffuseurs français dans la chronologie des médias

Canal+, grand privilégié des médias français pour l’acquisition des droits de diffusion des productions cinématographiques françaises sur le principe de la chronologie des médias. 

En effet, la filiale de Vivendi a pu se démarquer de Netflix et obtenir un délai de 6 mois après la diffusion des films en salle. Grâce à un accord à hauteur de 600 millions d’euros d’investissement dans la production cinématographique française et européenne sur 3 ans, Canal+ se projette loin devant Netflix.

En revanche, l’accord sur la chronologie des médias demeure toujours le même pour les chaînes de télévisions gratuites, à l’instar de TF1 et France Télévisions, qui est de 22 mois. Toutefois, elles bénéficieront d’une exclusivité de diffusion du 22ème au 36ème mois, ainsi les autres plateformes de streaming se verront empêcher de diffuser les mêmes films durant cette période.

Les avis restent mitigés du côté des plateformes SVoD de Disney et Amazon sur cet accord. D’ailleurs la plateforme américaine Disney+ a exprimé son mécontentement et pourrait retirer certains film de son programme de sorties au cinéma.